Le bando est un système de self-défense à mains nues fondé sur l’utilisation du comportement animal (voir arts martiaux birmans). Ce style de combat de Birmanie, avec et sans armes, remonterait au iiie siècle, lorsque les moines des monastères du nord de la Birmanie voulaient se défendre et s’entretenir physiquement. Depuis le xxe siècle, le bando désigne, en particulier dans le thaing, le travail de bando à mains nues et notamment celui des techniques animales. Très efficace et complète, cette science du combat allie une grande variété de modes de combat : travail de percussion, de saisie, de projection et de soumission. Très pragmatique dans sa démarche, elle est néanmoins riche d’éléments philosophiques qui lui donnent une autre dimension.
Les imitations très réalistes de comportements d’animaux se déclinent ainsi sous une trentaine de variations, dont neuf des plus pratiquées en occident sont les suivantes : l’aigle, le buffle, le cobra, la panthère, le python, le sanglier, le scorpion, le tigre et la vipère. Ces comportements « animaliers » peuvent s’accorder plus ou moins au morphotype ou aux aptitudes du pratiquant. Le travail martial en bando est essentiellement axé sur l’efficacité pure et ne ressemble que de très loin à d’autres pratiques orientales.
Parallèlement aux pratiques des différentes ethnies, les moines birmans ont développé des méthodes axées sur les concepts d’autodéfense et de non-violence de bando. Elles affichent de fortes valeurs humaines et sociales, tels, le respect des autres, l’équilibre personnel, l’harmonie avec les proches et avec l’environnement.