La promesse de l’aube, l’histoire de la jeunesse de Romain Gary, de sa Russie natale jusqu’à la Seconde Guerre mondiale où il s’engage comme aviateur dans la Résistance. au centre de cette « aube » l’amour que lui porte sa mère qui rêve qu’il devienne un héros, « un général, un Gabriele d’Annunzio, un Ambassadeur de France ».
La promesse de l’Aube, à travers cette histoire d’amour maternel, on découvre aussi l’histoire d’une famille d’immigrés, de Russie à la France, en passant par la Pologne. La mère lui fait aimer le mythe français malgré les déceptions. Il s’agit d’un véritable cri d’amour écrit dans une prose généreuse, lyrique.
La promesse de l’aube :
« Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous sert sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances… »