« Le silence du bourreau » l’histoire de cet ethnologue sur les chantiers d’Angkor, l’auteur n’a pas 30 ans lorsqu’en 1971, il est enlevé par un groupe de Khmers Rouges au tout début de leurs actions.
Il sera retenu 3 mois dans un camp de la jungle dans des conditions terribles : autour de lui ses compagnons disparaissent régulièrement pour une destination finale évidente. Son interrogatoire se poursuit avec le chef de camp Douch, un peu plus jeune ; une relation curieuse se noue entre les deux hommes.
« Le silence du bourreau » ainsi ce titre prend tout son sens.
Une fois libre, F. Bizot rumine en permanence cette question : pourquoi a-t-il été épargné ? Il vit les évènements au jour le jour en silence, mais en 1988, visitant un des sinistres camps d’extermination, il reconnaît le portrait de Douch présenté comme un des pires acteurs du génocide.
« Le silence du bourreau » en 1999 Douch est arrêté et inculpé devant le Tribunal, son procès ne débutant qu’en 2009 !
F.Bizot le rencontrera à nouveau et témoignera à son procès comme témoin unique ; c’est tout cela que nous conte l’auteur avec sincérité et délicatesse en y mêlant des réflexions profondes sur l’Homme et ses mystères.
Un témoignage intéressant, qui pour certains, et toujours les mêmes qui ne souhaiteraient pas s’éterniser sur cette question, F.Bizot l’a fait !