Lucie Aubrac, Lucie Samuel née Bernard est née le 29 juin 1912 à Paris, elle est morte le 14 mars 2007 à Issy-les-Moulineaux, était une résistante française sous l’occupation Allemande et sous le régime de Vichy pendant la seconde guerre mondiale.
En 1928, Lucie Aubrac entre à l’école normale des Batignolles et se prépare à devenir institutrice, elle échoue en 1929 et 1930 et réussit en 1931 le concours d’entrée à l’école normale d’institutrice. Elle choisira cependant de ne pas y entrer et y renonce. Elle fera des remplacements d’institutrice, travaillera dans des restaurants et ensuite elle reprendra des études supérieures. En 1938 elle obtient son agrégation d’histoire et géographie.
Lucie Aubrac fréquente régulièrement le Cercle international de jeunesse où des conférences sont données. Elle milite également aux jeunesses communistes, son adhésion date de 1932.
Nommée professeur à Strasbourg, elle rencontre un jeune ingénieur des ponts et chaussées du nom de Raymond Samuel, en décembre 1939 ils se marièrent.
Lucie Aubrac, en août 1940 organise l’évasion de son mari prisonnier à Sarrebourg. Le couple se réfugie à Lyon. Raymond est de nouveau ingénieur, Lucie Aubrac enseigne au lycée Edgar Quinet en 1941 sous son nom d’épouse Lucie Samuel.
Lucie rencontre Emmanuel d’Astier de la Vigerie, alors journaliste qui vient de créer une organisation anti-nazie et anti-vichyste dénommée « la dernière colonne », cette rencontre est décisive et Lucie Aubrac et son mari se consacrent aux activités de cette organisation, diffusent des tracts, s’occupent des recrutements, mettent en place des sabotages… Lucie Aubrac résistante et militante est en action.
A partir de 1942, les allemands occupent Lyon et les résistants sont pourchassés par la Gestapo et par la milice créée en janvier 1943. Raymond est arrêté. Lucie Aubrac sous son nom de militante « Catherine » usera d’un stratagème pour faire libérer son mari, elle se rendra directement chez le procureur prétextant qu’elle est envoyée directement par le Général de Gaulle et exigeant immédiatement la libération de son mari dont le nom d’usage est « François Valet ». Raymond est libéré. Tous deux organisent la libération des autres prisonniers.
Ils parent ensuite quelques jours sur la côte-d’azur accompagnés de leurs fils âgé de 2 ans.
Le 21 juin, Raymond est de nouveau arrêté cette fois-ci par la Gestapo à Caluire et avec entre autres Jean Moulin.
Quelques temps après Raymond est emprisonné à la prison de Montluc de Lyon. Dès fin juin, Lucie Aubrac se rend auprès du chef de la Gestapo Klaus Barbie et lui demande de voir son prétendu fiancé dont elle est enceinte (ce qui était vrai) et ainsi d’autoriser leur mariage en prison, pour cette entretien elle est Guillaine de Barbentane et trompe Barbie en lui disant qu’une personne de son rang ne peut pas être mère sans être mariée. Lors de cet entretien elle fait passé à Raymond les plans de l’évasion. Le 21 octobre 1943, Lucie Aubrac et ses compagnons, après la fausse cérémonie de mariage et lors du transfert des prisonniers dont Raymond, attaquent le convoi, Raymond est libéré et les autres résistants s’évadent.
Ils partiront pour Londres le 8 février 1944. Le Général de Gaulle sera le parrain de leur second enfant.
Lucie Aubrac publie en 1945 un petit livre « La résistance (naissance et organisation) ».
Lucie Aubrac fût honorée et distinguée pour toutes ses actions.
Lucie Aubrac est décédée à l’âge de 94 ans.