Confidences à Allah, il fallait oser elle l’a fait… Saphia Azzadine, discours de la parole de la femme musulmane libérée.
Confidences à Allah Saphia Azzedine s’adresse directement à Allah : pas directement pour prier mais pour lui raconter sa vie de pécheresse (Haram, le péché, revient constamment dans le discours) : jeune bergère dans les montagnes du Maghreb, enceinte et rejetée par ses parents, elle se réfugie en ville et devient prostituée de luxe avant de devenir ….femme d’imam.
Confidences à Allah, extrait :
» Pardon, Allah, de t’avoir pris à partie tout à l’heure. Je ne veux pas être comme ces gens qui aiment Te culpabiliser. Les hommes n’arrêtent pas de le faire. Au lieu de se bouger, ils attendent que tu te bouges, toi. …Je sais que c’est un mot magnifique Inch’Allah. C’est comme le petit espoir en plus qui fait que tout devient possible, comme un petit coup de pied aux fesses qui me réveille quand le perds espoir, comme si Allah me disait « Je n’ai pas encore pris Ma décision, alors lève-toi et tu verras« .
Confidences à Allah, la narratrice se refuse à culpabiliser Allah comme elle le dit, en rejetant tout Inch’Allah, si Dieu le veut. Car tout ce qui nous arrive, c’est nous qui le voulons et qui devons l’assumer. Vibrant appel à la responsabilité humaine, la narratrice assume ses choix, son pêché. Si elle s’adresse à Allah, c’est parce qu’elle l’aime tout simplement.