Grazia Deledda, deuxième femme à obtenir le Prix Nobel de Littérature en 1926, après Selma Lagerlöf. La légende dit qu’elle n’a jamais souri, même lorsqu’elle a reçu son Prix Nobel…
Le lierre sur l’arbre mort : (extrait) :
« C’est ainsi qu’elle avait grandi, comme le lierre enlace le vieux tronc et se laisse emporter dans la tempête qui l’abat. »
Le lierre sur l’arbre mort, Annesa, enfant de nulle part, assiste au déclin de la famille qui l’a recueillie.
C’est elle, pourtant, qui, sous le coup d’un destin tragique, précipite leur inexorable chute et sa propre perte, comme le lierre qui tombe avec l’arbre mort.
Écrit à l’aube du XXe siècle, Le Lierre sur l’arbre mort parle d’un monde en train de dépérir et aborde les thèmes de la décadence — déchéance de la noblesse, effritement de la famille, crise de la région — dans un climat de forte tension dramatique.
Le lierre sur l’arbre mort, ce récit est construit en deux temps : la première partie exalte les traditions sardes et nous parle des légendes de l’île, la seconde décrit les ravages de la passion et du sentiment, celui de la faute.
Toute l’oeuvre de Deledda est centrée sur ce thème du crime ou de la faute, le lierre sur l’arbre mort ne déroge pas.