Odile de Raymond Queneau, l’auteur de « Zazie dans le métro« , est un récit autobiographique qui règle ses comptes avec la doctrine surréaliste et André breton.
Odile, Queneau y apparaît dans la peau d’un jeune mathématicien un peu paumé qui revient de l’armée et, bien qu’ayant sympathisé avec des potes communistes et anarchisants, hésite à s’engager. Il vit donc des subsides de son oncle fortuné et hésite également à s’engager dans le mariage après avoir rencontré la dite Odile.
Odile, dans ce roman les surréalistes/communistres règlent leurs comptes entre différentes sectes et mouvances à coup de tracts et d’excommunication. On pénètre dans un bar où l’esprit de Lénine nous parle ! Mais alors : peut-on être adepte du spiritisme et communiste en même temps ? On sait bien que pour Marx, la religion est l’opium du peuple !
La scéance de spiristisme est vraiment un grand moment !…
Odile, c’est aussi une savoureuse description de la vie parisienne de la jeunesse des années 30 : discussion dans les cafés de Montmartre.
Ce roman, dénonciation de tout sectarisme, est aussi un roman d’apprentissage : le personnage y apprend peu à peu la liberté en refusant de s’allier à tel ou tel parti et il trouve sa voie dans l’amour !