La belle lurette, récit autobiographique de Henri Calet, qui nous décrit le Paris ouvrier et artisan des années 30/40 : les bistrots, les maisons de passe, les usines, les vieux appartements sentant l’urine..
« Je suis un produit d’avant guerre. Je suis né dans un ventre corseté, un ventre 1900. Mauvais début »
La belle Lurette, d’un père anarchiste et d’une mère « Madame Caca ». Dure école de la vie !
La belle lurette, c’est la belle époque d’autrefois, les années d’avant l’entrée en usine. Gouaille populaire de Calet à travers laquelle transparaît son amour pour les petits gens et son humour noir, anarchistes, prostituées, bistrotiers etc…
Calet fait l’école de la rue et erre de petits métiers en petits métiers.
De nos jours les jeunes devraient reprendre connaissance d’un tel ouvrage de même que ceux, qui sans cesse critiquent bien qu’ayant déjà la chance de voyager à travers le monde, les conditions particulières qu’ils vivent dans certains pays qu’ils découvrent, sans se soucier qu’à une époque leur propre pays était pareil ! … Une belle leçon de vie à ceux qui se pensent toujours supérieurs aux autres…Et qui pourraient tourner leur langue sept fois dans la bouche avant de critiquer où de faire leurs réflexions mal placées !
La belle Lurette, cette expression employée qui ici prend tout son sens, sans compter que tout cela il n’y a pas tant belle lurette que ça !