Le manioc est la racine d’un arbuste originaire d’Amérique du Sud, largement cultivé et récolté dans les régions tropicales et subtropicales. Les racines de manioc sont riches en amidon, les feuilles de l’arbre sont également, selon les pays et les régions, consommées.
Le manioc existe sous deux variétés, une non consommable sans prétraitement à l’eau, qui est utile à la confection une fois traité de tapioca, de farine, et une variété consommable sans prétraitement.
Le manioc est la principale source alimentaire de nombreuses populations africaines, le manioc et ce, depuis les années 1990 est confronté à une maladie dénommée « mosaïque« , une espèce de virus qui se répand très vite d’un plant à l’autre par la faute de la mouche blanche, l’arbuste perd ses feuilles et les tubercules (racines) deviennent rachitiques.
200 millions de tonnes de manioc sont produites chaque année, dans les pays tropicaux, le manioc fait parti des trois grandes sources de polysaccarides avec l’igname et l’arbre à pain. Le pays le plus producteur est le Nigéria.
Le manioc est utilisé comme semoule ou comme farine qui permet de réaliser de nombreux plats selon les pays, au Congo « foufou » est la farine blanche extraite du manioc que l’on mélange à de l’eau chaude pour accompagner les plats en sauce, on fait aussi du pain de manioc, à l’île Maurice le manioc est utilisé pour en faire une farine destinée à des biscuits aromatisés ensuite de cannelle ou autres, en côte d’ivoire le manioc est consommé sous forme de semoule cuite à la vapeur pour réaliser un plat national dénommé l‘Attiéké. Les feuilles sont consommées aux comores et au Mozambique sachant que les préparations doivent alors être bouillies correctement car la présence de trace de cyanure reste une cause mortelle de consommation de feuilles d’abuste de Manioc.