264 av. J.-C date du plus ancien combat de gladiateur mentionné dans les textes.
Gladiateur du latin « gladiatores » ce qui signifie « combattant à l’épée« .
Le gladiateur était un combattant soit professionnel soit esclave qui se battait, soit contre d’autres gladiateurs, soit contre des fauves. Si à l’origine les combats se déroulaient pour honorer la mémoire d’un mort, au fil des ans ils sont devenus surtout essentiels au divertissement du public.
La gladiature était très codifiée, il existe en gladiature un vocabulaire spécifique important concernant les catégories de gladiateurs, les armes utilisés, les vêtements et accessoires, l’encadrement etc…
Les idées reçues telles la formule » Salut César, ceux qui vont mourir te saluent« n’est effectivement pas liée spécifiquement aux gladiateurs, le pouce levé ou baissé pour le sort du gladiateur vaincu est un rituel qui n’existait pas dans l’antiquité.
Les Romains s’interrogèrent très tôt sur l’intérêt et la légitimité d’un tel sport-spectacle. Le gladiateur devait renoncer aux droits liés à la citoyenneté romaine ; c’est presque une hérésie pour un Romain ! Le jeu en valait pourtant la chandelle pour certains, car la gloire et la fortune récoltées dans l’arène était considérables. Les historiens étudient désormais avec un œil nouveau la gladiature romaine dans une optique plus « sportive » tranchant ainsi nettement avec l’historiographie classique sous l’emprise totale des textes chrétiens très hostiles à cette pratique.
Les Grecs adoptent également ce sport martial, mais la gladiature n’est pas pratiquée partout dans l’Empire, en Égypte et au Moyen-Orient en particulier où on se contente des courses de chars, le sport roi de l’Antiquité.
Au cinéma, de nombreux péplums ont mis en scène la vie quotidienne des gladiateurs et ont reconstitué leurs combats dans l’arène. Parmi les plus connus, on peut citer Spartacus (de Stanley Kubrick sorti en 1960), Ben-Hur (de William Wyler sorti en 1959) ou encore Gladiator (de Ridley Scott sorti en 2000). Les combats de gladiateurs sont intégrés aux jeux publics romains par « Marius« . Cependant justement, il faut savoir que les combats parfois mortels, étaient très codifiés, ils ne ressemblent en rien aux caricatures présentées par les films hollywoodiens.
D’un point de vue historique, à contre-courant du règne de « Tibère », l’empereur romain Caligula (37-41) multiplie le nombre des courses de chars et autres épreuves sportives à Rome. Il privilégie également la gladiature qui, dés lors, fait figure de grand sport romain, à l’image de la boxe et de la course de chars.
399 : sous la pression chrétienne, fermeture des écoles de gladiateurs à Rome. Ce « sport-spectacle » romain est honni par les chrétiens qui ne parviennent toutefois pas à en interdire la pratique, surtout à Rome.
418 : derniers combats de gladiateurs à Rome, soit près d’un siècle après l’interdiction promulguée par l’empereur Constantin.
Les gladiateurs les plus talentueux jouissaient d’une immense popularité : un thrace surnommé Suspirium Puellarum, « le soupir des jeunes filles » mettait en transe les femmes de Pompéi. Les nombreux graffitis qui mettent en scène les acteurs de l’arène témoignent aussi de cet engouement. Certains gladiateurs esclaves pouvaient gagner leur liberté, être affranchis, certains devenaient des notables, la durée moyenne de vie d’un gladiateur était entre 20 et 30 ans.
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