Le Mythe de Sisyphe est un essai philosophique écrit par Albert Camus et publié en 1942 comme appartenant au cycle de l’absurde composé de Caligula et l’Etranger et le Malentendu.
L’ouvrage se penche sur les théories existentialistes développées par Jean-Paul Sartre à la lumière du célèbre mythe grec de Sisyphe, condamné à porter indéfiniment une énorme roche au sommet d’une montagne : la pierre retombant toujours fatalement à la fin de l’ascension.
Albert Camus aborde les questions du bonheur, de l’absurdité de l’existence, de la contingence et du suicide. Proche d Kafka ou de Beckett, Camus met en avant l’idée selon laquelle le bonheur est possible en acceptant l’absurdité de la vie et son inutilité. A l’instar de Sartre, il refuse l’hypothèse de Dieu même s’il se penche sur le croyant et son raisonnement face à la mort et à la vie sur terre comme source de bonheur.
Reprenant l’hypothèse sartrienne prônant l’existence avant l’essence, Albert Camus propose l’engagement et la passion comme seuls moteurs de la vie et surtout de la vie heureuse :
« En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout. »
Mots-clefs : Kierkegaard, mythologie grecque, pessimisme, philosophie contemporaine, SImone de Beauvoir